Des chercheurs, soignants, associations de patients et de défense de l’environnement critiquent la nouvelle stratégie gouvernementale de réduction des pesticides comme « une politique d’immobilisme » et appellent à « faire le choix de la santé publique, pas celui du cancer », le 7 mai dans le journal Le Monde. « Avec son nouveau plan Ecophyto, le gouvernement persiste dans une politique d’immobilisme vieille de vingt ans. L’exposition délibérée, que ce soit des agriculteurs et de leurs familles ou de la population en général, à des substances nocives (ou dont la nocivité est encore inconnue pour les pesticides en cours d’agrément) va perdurer », affirme dans une tribune ce collectif. Sur l’impact des pesticides sur la santé, les quelque 400 chercheurs, 200 soignants, associations de malades ou de défenseurs de l’environnement signataires rappellent notamment la « forte présomption d’un lien entre l’exposition à plusieurs pesticides et le développement de cancers de la prostate, de lymphomes et de leucémies », inscrits au tableau des maladies professionnelles. Ou encore que l’exposition « in utero ou au cours de la petite enfance dans un contexte professionnel ou domestique accroît aussi le risque de certains cancers pédiatriques ».
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