L’UIPP (Union des industries de la protection des plantes) a déclaré le 12 mai vouloir participer à la gouvernance d’Ecophyto. Une clarification du pilotage régional est demandée.
« Les acteurs socio-économiques, dont l’UIPP, doivent être associés à la gouvernance du plan » de réduction des pesticides, a réclamé la directrice générale Eugénia Pommaret. Il s’agit notamment d’influer sur l’orientation des actions, l’utilisation des moyens financiers, a-t-elle expliqué, rappelant les 30 millions d’euros de rallonge budgétaire. L’UIPP veut qu’Ecophyto 2 soit l’occasion de restructurer le pilotage régional du plan, en fonction des résultats de la version 1. « La gouvernance régionale n’est pas claire », a estimé Eugénia Pommaret, qui s’est s’interrogée sur le rôle des collectivité territoriales et des chambres d’agriculture.
Autre exigence : être partie prenante du déploiement d’Ecophyto en région. L’UIPP regrette « des discussions moins fréquentes », affirmant par là une volonté d’« être présent dans les débats ». « On veut être une force de propositions », a insisté Eugénia Pommaret, après avoir rappelé son implication dans les bonnes pratiques en santé et environnement où d’« énormes progrès ont été réalisés ».
« Non » aux mesures punitives
L’organisation demande aussi l’abandon des sanctions financières dans le cadre des CEPP (Certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques), qui font l’objet d’un décret soumis à la consultation du public jusqu’au 18 mai. Elle dénonce « une mesure punitive qui nuit à la compétitivité de l’agriculture française ». Le dispositif de CEPP est « très complexe », a souligné Eugénia Pommaret.
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Et de résumer ainsi la position de l’UIPP sur Ecophyto 2 : « oui » à l’innovation pour soutenir les bonnes pratiques visant à réduire les risques et impacts des pesticides, « non » aux mesures punitives et complexes. D’après ses chiffres, une baisse de 17 % des tonnages de substances actives UIPP est observée depuis 2008, année de démarrage du plan.
L’UIPP veut influer sur l’orientation des actions, l’utilisation des moyens financiers
Les 30 M d’euros supplémentaires pour Ecophyto 2 doivent bénéficier aux agriculteurs, demande Guy Vasseur
Guy Vasseur, président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA), a demandé à Stéphane Le Foll de garantir que les 30 millions d’euros supplémentaires débloqués dans le cadre du plan Ecophyto 2 bénéficient exclusivement aux agriculteurs, a-t-il confié à Aga Presse le 11 mai, au lendemain d’une rencontre avec le ministre de l’Agriculture. Par ailleurs, les logiciels utilisés par les agriculteurs étant encore incompatibles avec Télépac, le président de l’APCA souhaite – lorsque les déclarations Pac seront « bien ficelées » – que les données puissent être transférées vers les outils des agriculteurs.