L’objectif de réduction des phytos nécessite, selon la Confédération paysanne, un plan « beaucoup plus ambitieux », alors que la FNSEA s’impatiente de voir « quand les pouvoirs publics ajusteront leurs moyens à leurs ambitions ». « En laissant peu de place à l’agronomie et en n’évoquant qu’à minima la question pourtant essentielle du revenu paysan, alors même que les pesticides sont un outil de compression des coûts de production, ce nouveau plan pérennise un modèle qui a pourtant atteint ses limites sociale, sociétale et environnementale, a estimé le 30 juillet la CP. Il risque donc lui aussi de manquer sa cible. » La FNSEA, qui a sorti avec 39 autres organisations un Contrat de solutions, attendait que les pouvoirs publics s’engagent financièrement à leurs côtés. Mais, après la réunion du Cos Ecophyto le 27 juillet, « nous sommes toujours dans l’attente d’un engagement du gouvernement", a indiqué à l’AFP Eric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA. Il indique toutefois que ce contrat de solution « est soutenu moralement par les quatre ministères et a été accueilli avec enthousiasme par Nicolas Hulot ».
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L’association Générations futures a, elle, appelé le 27 juillet à « muscler » Ecophyto +, qui ne permettra pas à ses yeux une baisse significative des usages de pesticides. « Ce nouveau plan manque d’une approche claire sur de nécessaires changements radicaux de systèmes agricoles : le plan parle d’abord de biocontrôle ou d’optimisation technique, mais pas assez fortement de la nécessaire généralisation de systèmes de culture en rupture avec les pratiques actuelles », selon un communiqué. Générations futures souhaite voir « généralisés les systèmes de production intégrée réellement ambitieux qui ont déjà montré en France qu’on pouvait atteindre les - 50 % de pesticides en maintenant une rentabilité des exploitations ».