Les députés du groupe Socialistes et apparentés ont annoncé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour rechercher « les causes de l’incapacité de la France à atteindre les objectifs des plans successifs de maîtrise des [effets] des produits phytosanitaires sur la santé humaine et environnementale », rapporte un communiqué de presse. Emmenés par Dominique Potier (Meurthe-et-Moselle), les parlementaires socialistes disent observer « depuis bientôt une décennie, une incapacité de la France à incarner […] un programme efficient, en témoigne l’absence d’anticipation et d’accompagnement de la filière betterave sucrière, à la suite de l’interdiction de l’usage des néonicotinoïdes » en 2018. Et ce alors que « les produits phytosanitaires sont notamment identifiés comme une des causes possibles des maladies dégénératives et du phénomène alarmant de la puberté précoce ».
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Aussi, cette commission constitue à leurs yeux « une contribution utile au moment où le gouvernement entend renouer avec un plan ambitieux Ecophyto 2030 » annoncé par la Première ministre pour cet été. Et ce « au moment même où la gestion de l’interdiction du S-métolachlore a laissé s’installer le doute sur les intentions réelles du gouvernement ». Il s’agira également d’évaluer « les conditions de l’indépendance des autorités publiques chargées de la sécurité sanitaire », précise la proposition de résolution déposée à l’Assemblée nationale. Adoptée le 16 mai au Sénat, dominé par la droite, la PPL Ferme France propose de transférer la gestion des autorisations de mise sur le marché des pesticides de l’Anses au ministère de l’Agriculture. « Il s’agirait d’un recul sans précédent pour notre sécurité sanitaire et l’indépendance de l’expertise scientifique », estiment les députés.