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Edition du génome : de vraies divisions

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La question des techniques d’édition de gènes, aussi appelés les news breedings technologies (NBT), divise les partis, de la même façon que les OGM de l’ancienne génération, même si tous n’ont pas encore de position claire sur ces nouveaux outils. Chez LR, la position est plutôt ouverte : « Il faut créer un espace pour les nouvelles technologies, explique Angélique Delahaye. Mon avis n’est pas arrêté, mais pour moi ce qui importe c’est l’usage ; si cela permet à des populations de continuer à vivre sur leur territoire, pourquoi s’en priver ». Chez LREM, Jérémy Decerle concède que le sujet n’a encore été tranché. Durant la présidentielle, Emmanuel Macron s’est positionné contre la culture des OGM en France.

Sur le gradient gauche-droite, c’est au PS que débute une franche opposition. Eric Andrieu se dit favorable à des interdictions dans l’UE : « Les risques environnementaux et pour la santé sont encore trop peu connus. » Et de trancher : « Pour l’instant, ni les OGM, ni les NBT ne sont suffisamment probants. » Position similaire chez EELV : les NBT « sont des OGM comme les autres », explique Benoit Biteau. « Toutefois, je ne suis pas contre les OGM en soi. J’estime toutefois que, appliqués à l’agriculture, ils répondent à des intérêts privés, et non pas à l’intérêt général. Donc c’est très bien d’être strict sur leur réglementation », ajoute-t-il.

Une position similaire chez LFI : « Nous sommes opposés aux OGM », revendique la candidate insoumise qui souhaite également voir interdire les expérimentations en plein champs. « Les OGM profitent à ceux qui les vendent et non aux agriculteurs », assure-t-elle, expliquant avoir une position pragmatique basée sur une évaluation des besoins. LFI vise un étiquetage total sans aucune exception des OGMs dans les denrées alimentaires. Sur les NBT, « nous sommes pleinement satisfaits de l’arrêt de la Cour de Justice de l’UE ».

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Le Rassemblement national se dit « contre la brevetabilité du vivant ». « Il faut faire très attention avec ces technologies, on ne connaît jamais toutes les implications et conséquences au niveau scientifique », précise Hervé Juvin. Le parti dénonce par ailleurs, « un système de prédation du vivant », et s’oppose à « la brevetabilité des gènes de plantes endémiques ». Pour cela, il propose de créer un fonds public, à qui appartiendraient les gènes des semences endémiques, et à qui les entreprises paieraient des redevances pour les utiliser.

Le RN propose un fonds public détenant les gènes des espèces endémiques