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Fièvre aphteuse Efforts financiers accrus de l’UE en faveur des pays tiers voisins

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Face aux risques de recrudescence de la fièvre aphteuse dans plusieurs régions voisines de l’UE, la Commission européenne a décidé de consacrer davantage de fonds pour combattre cette maladie virale hautement contagieuse. La participation que l’UE verse au fonds de lutte géré par la FAO sera portée à 8 millions sur quatre ans.

La participation de l’UE à la lutte contre la fièvre aphteuse va passer de 4,5 à 8 millions d’euros. Selon la Commission, l’évolution de la situation épidémiologique des pays voisins de l’UE est préoccupante. Il convient, selon elle, de se préparer à conduire des actions consistant à fournir des vaccins, à donner des conseils sur les stratégies de vaccination, à étudier les foyers susceptibles d’avoir été provoqués par une ou plusieurs nouvelles souches dans des conditions endémiques ainsi qu’à apporter une assistance sur les techniques de diagnostic en laboratoire.

Cette forte progression des crédits communautaires est destinée en premier à combattre l’arrivée d’une nouvelle souche de type A du virus aphteux en Iran et en Turquie, qui, selon la Commission, aura des conséquences prévisibles pour les pays situés au sud du Caucase. De plus, une souche virale de type A semblable à celles qui circulent dans certaines régions d’Afrique de l’Est est arrivée en Egypte. On ne dispose pour l’instant d’aucun vaccin adéquat. Seule l’association de vaccins existant peut induire une immunité effective, ce qui augmente le besoin d’antigènes. Par ailleurs, la résurgence d’une souche de type C en Egypte constitue un nouveau motif de préoccupation. Les pays voisins de l’UE ne possèdent aucun vaccin et n’assurent aucune vaccination contre ce sérotype qui était considéré comme éteint.

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La situation est encore compliquée du fait que, depuis peu, des bovins vivants du Brésil non exclusivement destinés à l’abattage sont importés dans certains pays du Moyen-Orient. Or, les souches virales en circulation dans ces deux régions du monde sont d’une nature antigénique totalement différente, de sorte que les vaccins disponibles au Moyen-Orient et au Proche-orient doivent être considérés comme inefficaces.

L’UE mène une politique de non-vaccination depuis 1991. Une épidémie très grave s’est déclarée en 2001 au Royaume-Uni. La France, les Pays-Bas et l’Irlande avaient également été touchés.