Les Moldaves ont approuvé de justesse le 20 octobre le principe d’une adhésion de leur pays à l’UE. Lors d’un référendum organisé sur le sujet, le « oui » l’a emporté avec seulement 50,46 % des voix. Les quelque 2,8 millions d’habitants de cette ex-république soviétique – dont un tiers vivant à l’étranger – étaient appelés à s’exprimer sur l’avenir européen de leur pays. La présidente pro-européenne Maia Sandu a fustigé des ingérences étrangères et la Commission européenne a aussi dénoncé « un contexte d’interférence et d’intimidation sans précédent de la part de la Russie ». L’UE a ouvert avec Chisinau des négociations d’adhésion avant l’été (en même temps que les négociations d’adhésion de l’Ukraine). Parallèlement au référendum, la présidente Maia Sandu est arrivée en tête du premier tour de la présidentielle, mais se prépare à un second tour difficile. Son principal opposant, le prorusse Alexandr Stoianoglo, a recueilli 26 % des suffrages, mais dispose d’une réserve de voix importante. Un succès de Maia Sandu au second tour, le 3 novembre, est loin d’être assuré.
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