L’Europe a mal à ses électeurs, qui même dans les pays nouvellement adhérents ont déserté les urnes quand ils n’ont pas accordé leur voix aux eurosceptiques. Sans doute, les candidats au scrutin n’ont-ils pas su donner de la hauteur au débat et les partis en présence se sont-ils enferrés dans des considérations purement politiciennes. Si l’on avait pu, plus tôt dans l’année, ironiser de ce que les Verts aient décidé de se donner pour thème de campagne « la malbouffe », sujet ô combien médiatique pour ne pas dire racoleur, l’on déplore après coup qu’ils ne lui aient pas accordé davantage de place dans leurs propos. Car tout vaut mieux qu’un lourd silence. Or, les Européens semblent ignorer les répercussions des décisions bruxelloises dans leur vie quotidienne. Une ignorance peut-être soigneusement entretenue…

Autre élection, autre questionnement... La présidence de l’Ania pourrait bien échoir la semaine prochaine à l’actuel secrétaire général du groupe Danone, Jean-René Buisson. Sans oublier que Victor Scherrer a lui aussi présidé aux destinées de grands groupes avant de créer sa Pme, et qu’il n’a eu de cesse depuis de militer en faveur des petites et moyennes entreprises, l’on peut s’interroger, comme nombre de professionnels, si l’Association ne serait pas fondée à se doter d’une double tête. La question est ouverte.