« Ce n’est pas le gouvernement qui décrète ce que les Français vont devoir manger demain, donc c’est la réalité de leur alimentation qui doit être notre point d’entrée », a indiqué le secrétaire général à la planification écologique (SGPE), Antoine Pellion, lors d’une audition à l’Assemblée nationale le 30 mai. « Nous avons eu une dégradation, faible, du taux d’approvisionnement, qui est globalement égal à 100 %, il faut inverser cette tendance », a plaidé le haut fonctionnaire. « Cela nous conduit à afficher de manière claire que l’enjeu de la planification écologique à horizon 2030 est de stabiliser le cheptel bovin. »
Côté production, le SGPE applique ainsi le nouvel objectif du gouvernement, affiché depuis janvier dans son plan de souveraineté pour l’élevage : des volumes de production « alignés avec l’évolution de la consommation ». Dans les projections utilisées dans le cadre de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), le gouvernement anticipait à l’automne une « baisse tendancielle » des cheptels bovins de 12 % d’ici 2030 – elle aurait été plus rapide que prévu, selon les derniers documents du SGPE, qui considère donc que la récente décapitalisation a devancé la tendance de consommation.
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Côté consommation, la déclaration du haut fonctionnaire intervient alors qu’une Stratégie nutrition-climat (Snanc) est attendue du gouvernement, où la viande apparaît comme la pomme de discorde. Dans un entretien à Agra Presse en 2021, Julien Denormandie s’était déjà positionné sur les recommandations de scientifiques de baisser la consommation de viande pour des raisons climatiques : « Il y a déjà des recommandations de consommation. Ma position, c’est de se fier à ces recommandations, en laissant toute liberté aux uns et aux autres. »