« Une pratique totalement incompatible avec le bien-être animal » et qui « entraîne de terribles souffrances pour les juments » : c’est ainsi que Welfarm décrit, dans un communiqué du 2 décembre, la production d’hormone eCG dans des « fermes à sang » en Amérique du sud, ensuite exportées notamment en France. La gonadotrophine chorionique équine (eCG) est utilisée dans les élevages porcins, ovins, bovins et caprins afin de synchroniser les chaleurs. Elle est extraite du sang des juments, qui la produisent naturellement pendant la gestation. Welfarm relaie une enquête menée par les associations AWF et TSB (1) dans des fermes en Uruguay et en Argentine en 2021 et 2022. Les juments y sont « inséminées deux fois par an », puis « systématiquement avortées ». Durant leur gestation, « jusqu’à 10 litres de sang leur sont prélevés chaque semaine, pendant 11 à 12 semaines », soit « entre 25 et 30 % de leur volume total de sang ». D’après les ONG, l’entreprise « Syntex-Uruguay a exporté 1,04 kg de poudre pure d’eCG pour un montant total de 11,5 millions de dollars », dont 770 g pour la France (8,8 M$), « seul pays destinataire […] à être membre de l’Union européenne ». Avec 13 autres ONG, Welfarm demande l’interdiction de la production et de l’importation de l’eCG au sein de l’UE.
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