À l’occasion de l’assemblée générale du FMSE (fonds professionnel sanitaire) le 30 mai, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a annoncé qu’il « est opportun de réformer le financement » de la gestion des risques sanitaires dans les filières animales. Pour ce faire, une mission va être lancée dans les prochaines semaines au CGAAER (ministère de l’Agriculture). Le ministre a promis que cette réforme se fera « à coûts constants pour l’État » et a appelé à une « mutualisation accrue entre filières ». Il a aussi assuré que « l’État abondera son implication dans les indemnisations à mesure de celle des professionnels ».
Cette annonce intervient alors que le ministère de l’Agriculture s’apprête à réformer le dispositif du suivi sanitaire permanent (SSP), et qu’une réforme du bien-être animal doit être proposée par la Commission européenne d’ici la fin de l’année. Dans ce contexte, le président du FMSE Joël Limouzin a appelé à une « pause dans la mise en place des Programmes sanitaires d’intérêt collectifs (Psic) ».
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En décembre 2022, le ministère de l’Agriculture avait annoncé qu’il s’apprêtait à réformer le dispositif du suivi sanitaire permanent (SSP). Comme en médecine humaine, l’éleveur devra choisir un « vétérinaire traitant ». Le ministre s’était aussi dit prêt à discuter du modèle de rémunération du vétérinaire dit « sanitaire » qui assure des missions de service public.
En parallèle, la Commission européenne prépare la vaste révision de la législation européenne sur le bien-être animal, attendue cet automne. L’Efsa (agence sanitaire européenne) a livré il y a quelques semaines ses dernières recommandations, pour les vaches laitières et les canards. L’objectif de la Commission européenne est, d’une part, d’harmoniser la législation, et sur certains points, de la renforcer.