Dans un rapport récemment publié, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) propose de « revoir l’essence et l’architecture de la BDNI bovine » (base de données nationale d’identification animale). Cette base de données a été créée en 1998, d’abord pour les bovins, avant que ne s’y greffent les ovins, caprins, porcins et volailles. Son « niveau d’obsolescence technique » empêche notamment la dématérialisation des passeports bovins. Pour y remédier, le CGAAER compte « généraliser » aux bovins la délégation aux professionnels de l’identification et des enregistrements des mouvements des animaux. Un système déjà en place pour les ovins, caprins et porcins. Plutôt qu’une base de données centralisée, la nouvelle BDNI deviendrait un « entrepôt de données », qui stockerait de manière sécurisée les données fournies par les professionnels. Les éleveurs et opérateurs commerciaux continueraient de déclarer les mouvements d’animaux aux EDE (établissements de l’élevage), au sein des chambres d’agriculture. Celles-ci se verraient confier la gestion d’un fichier national des exploitations d’animaux de rente, qui alimenterait les bases de données par espèce. Pour le CGAAER, cette réforme coûterait environ trois millions d’euros à la DGAL (ministère) et pourrait être menée en trois ans.
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