Élevage industriel contre élevage extensif. C’est le principal point de divergence entre les eurodéputés de la commission de l’Agriculture, qui prépare un rapport d’initiative sur l’avenir de l’élevage européen, alors que la Commission européenne devrait présenter, d’ici la fin de l’année, une stratégie consacrée au secteur. Pour le responsable du dossier pour le groupe des Verts, le Français David Cormand, il y a " des points d’accord sur la défense du modèle herbager et de la polyculture élevage » mais il n’est, par contre, pas possible pour lui de défendre un statu quo concernant l’élevage intensif. L’Allemande Maria Noichl (sociale-démocrate) estime qu’il faudra surtout soutenir les éleveurs qui apportent des bénéfices à la société, notamment les modèles de production reposant sur des pâturages. Mais pour le rapporteur l’Italien Carlo Fidanza (conservateur), il ne « faut pas opposer les secteurs intensif et extensif ». « Nous devons faire en sorte que les élevages intensifs aussi soient un modèle de durabilité grâce à des normes qui leur permettent, néanmoins, de rester compétitifs », insiste-t-il.
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Un « excellent rapport », salue la Française Céline Imart pour qui l’essentiel sera la préservation des paiements couplés (en particulier pour les ruminants). Elle prévient également qu’il faudra « sacraliser les dénominations pour la viande ». Le centriste belge Benoît Cassart voit aussi dans le projet de rapport parlementaire de « bonnes pistes d’action », se félicitant que la proposition qu’il porte depuis plusieurs mois de création d’un groupe à haut niveau sur l’élevage soit reprise. Il suggère également la création d’un mécanisme d’alerte et de réponse rapide pour les maladies animales.