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Élevage : les premiers éléments de la stratégie de Bruxelles

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Vaches pâturant dans une prairie dans l'Aveyron Crédits : © Réussir SA

C’est finalement le 7 juillet, que la Commission européenne dévoilera sa stratégie sur l’élevage – promise de longue date. Un premier projet montre que Bruxelles ne prévoit pas de grandes annonces mais plutôt un engagement à fournir au secteur les outils nécessaires pour qu’il résiste aux crises tout en s’adaptant à l’évolution des demandes sociétales, environnementales et de marché : la Pac bien sûr, mais aussi la gestion des risques, la politique de promotion…

Promotion, gestion des risques, simplification administrative, tels sont les grands axes de la stratégie européenne sur l’élevage que la Commission européenne doit publier le 7 juillet (avec une semaine de retard sur le calendrier initial du fait de l’annulation de la réunion du collège des commissaires le 1er juillet), selon une première version du texte qu’a fait fuiter le média Politico. Avec cette stratégie – dont la publication sera assortie d’un plan sur les protéines végétales – combinant des mesures déjà promises dans différentes initiatives en cours (plan engrais, réforme de la Pac…) ou à venir (mise à jour de la directive Nitrates) avec quelques annonces nouvelles, Bruxelles prend surtout un engagement à ne pas abandonner le secteur, notamment de l’élevage bovin « là où il a naturellement sa place et où il est souhaitable pour ses avantages environnementaux, sociaux et économiques ».

Dans cette optique, une feuille de route sur les abattoirs locaux devrait être élaborée afin d’examiner la façon de favoriser leur présence, qu’ils soient fixes ou mobiles. Mais, admet la Commission, l’action prioritaire consiste à aider le secteur à combler le déficit d’investissement nécessaire pour renforcer sa compétitivité, sa durabilité et favoriser l’adoption de l’innovation et de la numérisation. Et pour cela, la Pac demeure un outil essentiel.

Étiquetage, promotion…

Le projet prévoit également la création d’un label d’« excellence européenne » sur une base volontaire, « permettant une communication crédible et harmonisée » avec des critères comme : la production à faible émission de carbone, les pratiques respectueuses de la biodiversité, l’utilisation d’aliments locaux ou des normes élevées en matière de bien-être animal. Ce label devrait être reconnu comme équivalent aux exigences de durabilité imposées par les fonds nationaux ou européens pour l’accès aux investissements, précise Bruxelles. Et la politique de promotion agricole de l’UE devrait consacrer un volet spécifique « aux systèmes d’élevage territorialement ancrés ».

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La Commission européenne s’engage également à renforcer « progressivement le rôle de l’origine européenne » dans la commercialisation de la viande qui pourrait passer par une nouvelle mise à jour des normes de commercialisation dans le cadre de l’OCM. La viande de volaille devrait être la première à en profiter afin « d’améliorer la communication sur l’origine et tirer des enseignements pour d’autres secteurs ». Bruxelles s’est toutefois montrée frileuse, lorsque certains ministres de l’Agriculture lui en ont fait la demande ces derniers mois, à l’idée d’aller trop loin en la matière préférant se limiter à une mention « UE/hors UE ».

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Gestion des risques et mesures miroirs

Enfin, la Commission européenne consacre un volet de sa stratégie à la gestion des risques notamment liés aux maladies animales, promettant de lever les obstacles administratifs à la mise en place d’outils tels que les fonds de mutualisation, afin de remédier à leur faible utilisation. Elle examinera aussi le système actuel de catégorisation des maladies pour vérifier qu’il est toujours adapté. « Pour favoriser un recours plus large et fondé sur des données scientifiques à la vaccination préventive, la Commission évaluera également la pertinence des règles et principes de vaccination actuels », peut-on lire dans le projet de stratégie.

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L'exécutif européen y confirme qu'il entend proposer une révision ciblée des règles relatives au bien-être animal d’abord pour les poules pondeuses et les poulets de chair puis pour les porcs, axée sur la suppression progressive des cages. Mais elle promet d’imposer « des exigences d’importation équivalentes, conformément aux normes de l’OMC ».

Certains chapitres de ce projet restaient soumis à discussions entre les différentes directions générales de la Commission, mais la plupart des dispositions devraient figurer dans le document final qui sera dévoilé le 7 juillet.