Abonné

Élevage : un climat doux source d’économie fourragère et de maladies

- - 2 min

Jean-Christophe Moreau, chef de projet à l’Institut de l’élevage, le confirme à Agra-presse le 23 décembre : « Il est un fait qu’avec un temps beaucoup plus doux, on peut faire pâturer dehors ». Les conditions de pluviométrie actuelles favorisent également cette mise à l’herbe. « Nous avions déjà vécu un hiver de ce type en 2003 », précise-t-il. Selon lui, pour les ovins, la pousse de l'herbe actuelle permet de maintenir même les brebis en gestation à l’extérieur. Par contre, pour les bovins, « cela reste possible pour les lots à moindre besoin alimentaire », explique-t-il comme les vaches taries, avec un allégement du chargement. « Cela peut faire économiser du fourrage dans les élevages », observe-t-il tout en précisant qu’« il faut veiller à ne pas dégrader le potentiel des pâtures ». Pour autant, attention à la pression parasitaire qui risque de ne pas diminuer, alerte la Fédération régionale des groupements de défense sanitaire de Bourgogne. Le froid n’aura pas détruit les stades larvaires de certains parasites digestifs comme les strongles, assurant une recrudescence d’infestation au printemps. Un climat doux et humide favorise également le développement de maladies respiratoires et gastro-intestinales, notamment dans des bâtiments mal aérés. De plus, l’arrivée d’une soudaine vague de froid risque de fragiliser les animaux, mal préparés (pousse du poil insuffisante, etc.). Pour la fièvre catarrhale ovine, du fait de la chaleur, il y a fort à parier que la période d’inactivité vectorielle (période de diminution de l’activité des moucherons culicoïdes, vecteurs de la maladie) n’est pas commencée.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.