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Élevage : un collectif pour accompagner les éleveurs vers des productions végétales

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Le collectif « Terres en transition », qui a pour objectif de « soutenir la réorientation » des éleveurs français « souhaitant se diriger vers des modèles de production végétale », a annoncé son lancement le 31 octobre. Il est composé de l’association française Transiterra et de l’association suisse Co & xister. L’approche des deux partenaires est « complémentaire », ont mis en avant les fondateurs Silvère Dumazel (Transiterra) et Virginia Markus (Co & xister) en conférence de presse. Co & xister apportera l’expertise sur l’accompagnement moral et la recherche de solutions pour les animaux, tandis que Transiterra s’occupera du suivi technique et économique (études de marché, retour sur investissement, circuits de distribution) du projet.

Les solutions proposées par la jeune association Transiterra, « qui n’envisage pas de facturer le service », portent principalement sur la production de micropousses, de champignons et de chanvre. « Il faut construire un projet sur mesure, en fonction du terrain, de l’exploitation et des aspirations personnelles de la personne », affirme Virginia Markus. Cette militante antispéciste se déclare favorable à « la fin de l’exploitation des animaux ». Son partenaire Transiterra « ne prend pas position sur cette question », précise Silvère Dumazel. Virginia Markus a accompagné une douzaine d’éleveurs suisses dans leur projet de reconversion depuis deux ans. « Ce mouvement a pris beaucoup d’ampleur en Suisse ces dernières années », explique-t-elle. Cette ancienne éducatrice spécialisée a créé un sanctuaire pour les animaux de rente. Mais, lorsqu’un éleveur fait le choix de cesser son activité, il n’est pas toujours possible de trouver une solution pour tous les animaux. « Parfois, quand les troupeaux sont importants, nous n’avons pas le choix d’en envoyer une partie à l’abattoir », reconnaît-elle. Le collectif n’ira pas prospecter les éleveurs. « Il faut qu’ils fassent la démarche de venir vers nous pour que ça fonctionne », assure Virginia Markus.

« Il faut qu’ils fassent la démarche de venir vers nous »