Le spécialiste de l’aliment frais pour chiens lancera une gamme pour chats en février. Les fonds récemment levés seront aussi utilisés pour développer l’existant, investir dans le service clients et le marketing. Vendus via le site de l’entreprise, les produits Elmut pourraient prochainement arriver en GMS.
Entre des croquettes pour chiens à la composition peu engageante et des pâtées faites maison, parfois carencées et souvent chronophages, Maxime Cadin a décidé de créer la société Elmut lorsque son chien a dû changer de régime alimentaire. Accompagné par un vétérinaire spécialiste en nutrition canine, lui et son associé Martial Dargent se sont lancés dans l’aventure en 2019, avec la volonté de se différencier de la nourriture pour chiens existante sur le marché, en proposant « une alimentation fraîche et saine pour aider les chiens à vivre plus longtemps", explique Maxime Cadin. Les produits Elmut « ne contiennent que des aliments que nous, humains, pourrions manger et sont d’ailleurs fabriqués dans les ateliers d’un charcutier/traiteur ». Les produits sont vendus par abonnement via le site internet de l’entreprise, avant d'être disponibles en GMS dans un avenir plus ou moins proche.
Un business model sain
Pour accélérer sa croissance, Elmut a levé cet automne 1,7 million d’euros auprès d’une trentaine de business angels « qui, en plus de leur investissement, nous apportent leur connaissance personnelle d’entrepreneurs », confie Maxime Cadin, qui après ce tour de table conserve avec son associé plus de 50 % du capital. « Grâce à ces fonds, nous allons développer l’existant, investir dans le service clients, le marketing et également étendre notre gamme en lançant dès février une gamme pour chats, qui représentent un gros marché potentiel ». Pour accompagner ce développement, Elmut a plus que doublé ses équipes, passant de quatre salariés il y a quatre mois, à dix personnes maintenant. La société qui totalise plusieurs milliers de clients abonnés sur le chien, estime que le chat pourrait représenter plus d’un tiers de son chiffre d’affaires à fin 2023. En attendant, pour 2022, Maxime Cadin anticipe de « multiplier le chiffre d’affaires d’Elmut par 4 par rapport à 2021 », sans cependant donner de montant. Mais il assure que « notre business model est sain. Certains de nos abonnés sont là depuis trois ans et nous en gagnons plus que nous n’en perdons. L’activité génère de la marge brute qui est réinvestie dans l’activité ».
À terme, Elmut ne manque pas de projets. « Plusieurs possibilités s’offrent à nous et nous comptons explorer d’autres pistes, comme la vente de nos produits dans des pays limitrophes, le développement de nos ventes dans la GMS, le développement d’autres gammes, les friandises récompenses, les compléments alimentaires… »