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On commençait à se demander quand la communauté nationale allait se préoccuper des productions hors sol. Et de l’élevage du porc en particulier. Le plan de soutien envisagé pour fin janvier doit réparer un vide flagrant. En dépit d’un potentiel de production considérable et intéressant pour le pays, cette production est mal aimée. Pour le grand public elle accumule tous les inconvénients : les nuisances, le caractère peu associé à la terre et aux paysages, l’impact environnemental, les bâtiments peu reluisants la plupart du temps, les animaux serrés les uns contre les autres dans un univers fermé. A cela s’ajoute le fait que le cochon, le mammifère réputé le plus proche de l’homme, est un animal avec lequel les humains ont toujours entretenu des rapports ambigus. Il nous est sympathique mais il nous dégoûte un peu. Les juifs et musulmans l’abhorrent. Les chrétiens, en revanche, y mangent tout ce qu’ils y trouvent.
Et pourtant, si l’on y regarde de près, le cochon représente un extraordinaire potentiel de développement. C’est sans doute l’animal qui donne lieu à la plus grande diversité de produits transformés. Du porc frais aux charcuteries en passant par les andouillettes et le boudin. Le porc et ses multiples avatars représentent sans doute la preuve la plus extraordinaire de la créativité culinaire de l’homme, du Français en particulier. Ce qui donne lieu à une légion de produits commercialisables et exportables, souvent exclusifs, bénéficiaires d’appellations.
Que cette filière de production soit en perdition constitue une injustice et une erreur économiques flagrantes. C’est, de surcroît, une activité à forte main-d’œuvre, ce qui en fait à la fois un atout (pour relancer l’emploi) et une faiblesse (concurrence des pays à main-d’œuvre bon marché). Autant de raisons pour venir à sa rescousse.
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