Lancée le 17 septembre, la pétition de Foodwatch sur les emballages surdimensionnés a déjà recueilli plus de 10 000 signatures. L’ONG de défense des consommateurs appelle en effet les citoyens à dénoncer les emballages « beaucoup trop grands » par rapport aux quantités d’aliments contenues, explique un communiqué. En ligne de mire, sept marques et distributeurs accusés de faire le « plein de vide » : Léa Nature pour son paquet de taboulé bio (58 % de vide), Monoprix pour ses herbes au basilic (35 %), Sojasun pour son steak de soja (34 %), Carrefour pour ses céréales crunchy (50 %), Barilla pour son mélange de céréales et quinoa (60 % de vide), Lipton pour son thé vert en vrac bio (43 %) et E. Leclerc pour ses dés de saumon fumé (68 %). Au-delà du problème environnemental posé par ces « déchets inutiles », l’ONG estime que les consommateurs sont victimes d’une « véritable arnaque » car floués sur la quantité réelle d’aliments achetée.
« Nombre de marques concurrentes à celles épinglées aujourd’hui parviennent tout à fait à remplir l’emballage jusqu’en haut ou presque », assure Foodwatch, estimant que « celles qui abusent et induisent les consommateurs en erreur semblent donc n’avoir aucune excuse ». Si la présence de vide se révèle nécessaire, par exemple pour la protection ou la conservation des aliments, l’ONG exige « une justification claire et transparente sur les quantités réelles de produits vendues ». Foodwatch a prévu d'envoyer chaque jour aux dirigeants des marques pointées du doigt un courriel avec les noms des nouveaux signataires de la pétition pour leur demander de réduire « au strict minimum » l’usage et la taille de leurs emballages. « Cette campagne ne s’arrêtera pas à ces sept produits », a prévenu la responsable de campagnes de Foodwatch Camille Dorioz.
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« Une véritable arnaque », grogne Foodwatch