Abonné

Embargo russe : inquiétudes de plusieurs États membres pour le porc et le lait

- - 2 min

Plusieurs États membres (Danemark, Hongrie, France, Autriche, Roumanie, Lituanie...) ont de nouveau demandé, lors de la réunion du 12 janvier du Comité spécial agricole des Vingt-huit (CSA), le déclenchement de l'aide au stockage privé de la viande porcine, ce secteur, confronté à l'embargo russe sur les produits agroalimentaires (1), connaissant de fortes baisses des prix. D'autres (Allemagne, Finlande...) ont jugé inutile une telle mesure, car, selon eux, il faut distinguer les conséquences de l'embargo russe de l'évolution normale du marché. Un argument déjà avancé par la Commission européenne qui affirme suivre de près la situation et évaluera si une intervention est nécessaire, même si elle estime que le stockage privé n'est pas la solution dans les circonstances actuelles (2).

Par ailleurs, plusieurs États membres (France, Hongrie, Irlande, Slovaquie...) ont aussi fait part de leur inquiétude pour le secteur laitier, soulignant que la fin prochaine des quotas allait accentuer les difficultés déjà perceptibles sur ce marché (baisse des prix maintenant proches de l'intervention, accroissement de la collecte) et que les mesures prises jusqu'alors étaient trop limitées. Le dossier de l'embargo russe est à l'ordre du jour de la prochaine session du Conseil agricole de l'UE, le 26 janvier.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

(1) Voir même numéro

(2) Voir n° 3476 du 22/12/14