La France aura, in extremis, échappé à la récession. Avec un taux de croissance tout juste positif au dernier trimestre on peut, un vite sans doute, se dire que l'économie du pays a une certaine résistance. Il n'empêche qu'elle a encore perdu un nombre considérable d'emplois ces derniers mois. C'est dans ce contexte que se situe la dernière ligne droite des négociations commerciales entre les industriels et la grande distribution.
Les grandes enseignes doivent savoir que leur responsabilité porte non seulement sur le pouvoir d'achat des consommateurs mais aussi sur l'emploi de leurs fournisseurs et donc la croissance future.
Le cas de la filière œufs est exemplaire. Il y a quelques jours, le patron de Glon Sanders affirmait qu'en raison de mises aux normes obligatoires, d’une trop grande dispersion de la production et surtout, selon lui, d'un grand retard des GMS à accepter des hausses de prix, une restructuration du secteur est à l'étude. Les secteurs privé et coopératif sont concernés et discutent entre eux. On sait ce que cela veut dire sur l'emploi et les outils de production. Lorsque Michel-Édouard Leclerc défend mordicus le pouvoir d'achat de ses clients il devrait tout autant défendre l'emploi chez ses fournisseurs.

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