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En direct de Bruxelles Emportement

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« Proposition irréaliste », « méconnaissance profonde du fonctionnement du marché » ou encore « volonté masquée de livrer (les producteurs européens) à une concur-rence mondiale débridée » : Michel Dantin n’a pas de mots assez durs pour vilipender les suggestions avancées par les services de la Commission de Bruxelles pour remplacer les droits de plantation viticoles par un nouveau régime de régulation. L’eurodéputé français va même jusqu’à soupçonner les auteurs de cette proposition d’être frappés « d’autisme ». Le communiqué qu’il a publié cinq jours après les faits ainsi dénoncés – et après que les professionnels aient eux-mêmes fait part de leurs réactions courroucées – surprend quelque peu sur la forme dans les couloirs plutôt feutrés des institutions de l’UE. En comparaison, la promesse du ministre français de l’agriculture, Stéphane Le Foll, de « continuer à faire bouger » la Commission est d’une grande finesse diplomatique. Très bon connaisseur des arcanes de l’Europe, le rapporteur pour le volet OCM de la réforme de la Pac sait pourtant que, sur ce dossier entre autres, le commissaire européen à l’agriculture se doit d’avancer précautionneusement, ne serait-ce que pour ne pas effaroucher ses collègues, plutôt libéraux, de l’exécutif. Le député démocrate-chrétien a donc beau jeu d’en « appeler au sens de l’écoute et de la responsabilité » de Dacian Ciolos. Un appel que l’on pourrait presque lui renvoyer.

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