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Bilan En 2016, les volumes vendus en GMS reculent pour la première fois

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D'après Nielsen, les produits de grande consommation et le frais en libre-service sont en recul en volume, tandis que la valorisation croît timidement.

Selon les derniers chiffres diffusés par Nielsen à l’occasion de la présentation du salon des marques de distributeur MADE prévu à Paris les 28 et 29 mars, les produits de grande consommation (PGC) et le frais libre-service (FLS) terminent l’année 2016 en petite forme. Dans la grande distribution (HM, SM, SDMP et drive pris en compte par Nielsen), les volumes exprimés en unité de consommation (UC) sont en recul de 0,1%, pour la première fois depuis le lancement de l’outil Scan Track en 2006. Ils étaient en hausse de 0,6% en 2015. « Les volumes sont fragilisés car les familles achètent moins, la météo a été défavorable et on note de nouvelles façons de faire ses achats en s’adressant aux circuits spécialisés », remarque Sébastien Monard, directeur marketing et communication de Nielsen. Les meilleures progressions de volumes sont faites en alimentaire frais et sec, et en MDD bio et premium, au détriment des surgelés (surtout sucrés) et des boissons.

La croissance en valeur n’a jamais été aussi faible : +1,1% en 2016, contre +1,6 en 2015. La valorisation s’explique assez peu par les volumes, mais surtout par l’effet prix. Sur le périmètre HM, SM, SDMP, drive et proximité arrêté au 25 décembre, la valorisation était de +0,9%, dont +0,8% à cause des hausses de prix. Nielsen remarque que le nombre de produits en rayons ne cesse de croître (3200 références en plus depuis 2011/2012), ce qui plaît à la catégorie des consommateurs qu’il nomme les « innos fans ». Ils sont désormais 27% contre 22% en 2014, selon l’étude Nielsen Shopper Trends.

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Les plus fortes hausses de chiffre d’affaires sont faites sur les produits bio (+18%), les substituts de viande pour les véganes (+97%), les produits à base de soja (+18%) et le lait sans lactose (+10%). Les marques de PME progressent de 5% : « Ce sont elles qui font la croissance », selon Nielsen, comparées aux MDD (-0,8%) et aux grands groupes (+0,8%). Les sommes dépensées par les foyers en produits issus de petits groupes ont progressé de 53 euros en deux ans, alors qu’elles régressent ou progressent peu pour les autres catégories.

Pour l’année à venir, Nielsen remarque quatre tendances à suivre : la proximité à l’attaque du hors domicile (livraison à partir du lieu de vente ou consommation sur place), le drive qui va se renouveler (casier ou point-retrait en ville), l’arrivée des pure players et le développement d’univers thématiques dans la grande distribution conventionnelle pour réagir face à la montée en puissance des spécialistes.