Le nombre d'exploitations laitières pourrait être divisé par trois d'ici à 2035 si les installations n'augmentent pas. Mais la collecte devrait progresser de 2% par an d'ici à 2020, principalement pour l'export.
«LE futur de la France laitière dépend des gens qui vont s'installer entre aujourd'hui et 2030 », a lancé Christophe Perrot, économiste à l'Institut de l'élevage, lors d'une conférence sur l'économie laitière, le 15 avril à Paris.
Si le taux de remplacement des départs n'augmente pas, l'Institut de l'élevage prévoit qu'il restera 20 000 éleveurs laitiers en 2035, contre 68 000 fin 2013. « Le paramètre des installations est très sensible », constate-t-il. Avec 1 500 installations par an, comme entre 2000 et 2010, la France comptera 36 000 exploitations en 2035. Et avec 1 800, comme en 2008, elle pourrait conserver jusqu'à 43 000 élevages laitiers.
Des écarts qui conditionneront aussi « la façon de travailler des éleveurs », explique Christophe Perrot. Car s'il ne reste que 20 000 exploitations laitières en 2035, les projections tablent une production moyenne par exploitation d'1,5 million de litre de lait par an.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La collecte en progression de 2% par an
Les analystes envisagent, quoi qu'il en soit, une progression de collecte annuelle de 2% en France d'ici 2020. L'export va croître, avec une demande en hausse, principalement venue des pays les moins avancés. En 2020, les quantités exportées pourraient avoir progressé de 90% par rapport à 2013, à 5,9 milliards de litres sur une collecte estimée à 27,3 milliards (contre 23,7 en 2013).