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En direct de Bruxelles En arrière toute

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Une baisse sensible des aides agricoles de plus de 6 % par rapport à 2013 : c’est une des conséquences du premier document concocté par le président du Conseil européen pour tenter de parvenir à un accord sur le cadre financier de l’UE pour 2014-2020, dossier très polémique à l’ordre du jour du sommet exceptionnel des 22 et 23 novembre. Certes, d’autres projets de compromis vont suivre, mais, pour démarrer, Herman Van Rompuy tape fort, sur la Pac donc, mais aussi sur la politique « de cohésion » pour les régions les moins bien loties. Par rapport au niveau de 2013, celle-ci enregistrerait une réduction de ses crédits de 15,6 %, tandis que l’enveloppe pour les paiements directs et les mesures de marché agricoles diminuerait de 17,4 %, l’ensemble du budget accusant une baisse de 5,3 %. Le document financier du président du Conseil européen est un « bond en arrière de 30 ans », quand l’Union comptait dix membres, s’est insurgé le commissaire à l’agriculture, Dacian Ciolos. Paris a exprimé son « désaccord profond », Stockholm jugeant au contraire que « ce n’est pas assez ». De nombreuses organisations professionnelles, en France, en Italie, en Espagne, etc., ont immédiatement fait part de leur incompréhension, se disant catastrophées. Les agriculteurs allemands se sont montrés plus discrets. De là à penser qu’ils pourraient admettre une diminution de leurs aides si la réforme de la Pac était diluée… Herman Van Rompuy ne précise-t-il pas, d’ailleurs, que les États membres pourront instaurer le plafonnement du soutien pour les grandes exploitations « sur une base volontaire » » et disposer de « flexibilité » pour le choix des mesures de verdissement ?

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