Abonné

En Bretagne, l’opération anti-désherbants d’Eaux et rivières passe mal

- - 2 min

L’association Eaux et rivières de Bretagne a lancé, en début de semaine dans la région bretonne, une opération baptisée « Stop aux champs orange », en référence, explique-t-elle, à la couleur des terres lorsqu’elles sont désherbées. Le but de cette action est de « dénoncer » l’usage des désherbants, « difficilement supportable pour les riverains » alors que « des solutions alternatives existent ».

L’organisation de défense de l’environnement a mis en place une plateforme en ligne pour permettre aux citoyens de « recenser » les champs désherbés près de chez eux. Le but est de constituer un dossier leur permettant « de porter une demande d’interdiction des désherbants totaux auprès du préfet de région Bretagne ». Elle estime en outre « indispensable » l’interdiction des « pesticides de synthèse ».

Le 29 mars, la FRSEA de Bretagne a dénoncé, en réaction, un « climat délétère qui vise le travail des agriculteurs », parlant « d’appel à la délation ». « Ces attaques nient les résultats très positifs d’amélioration de la qualité de l’eau », regrette l’organisation agricole, qui appelle l’Etat à « condamner fortement ce genre de pratiques », qui ne peuvent que « détériorer le climat dans les campagnes ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Quelques jours après son lancement, le site, soutenu au niveau national par l’association France Nature environnement cumule déjà 1 085 signalements, déposés par 530 personnes, que l’association nomme « citoyens sentinelles ». Pour l’organisation, « l’échec patent » des plans Ecophyto depuis 2018 et la non-inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate justifient ces actions.

« Recenser » les champs désherbés près de chez soi