Une étude de l’Université de Californie à Santa Barbara, publiée le 25 mars dans la revue Nature Communications, suggère que l’optimisation des techniques d’irrigation permettrait d’économiser autant d’eau que la mise en jachère des terres agricoles ou l’utilisation de cultures moins gourmandes en eau. Selon l’étude, une réduction de 5 % des cultures les plus consommatrices en eau permettrait ainsi de diminuer de 10 % la transpiration végétale au sein des parcelles agricoles. Une baisse identique de la transpiration végétale serait observée si 50 % des principaux irrigants de Californie ajustaient leur consommation d’eau au niveau médian. Pour ce faire, l’étude met en lumière différentes pratiques agricoles, parmi lesquelles l’utilisation de paillage, les techniques culturales sans labour, l’utilisation de variétés tolérantes à la sécheresse ou encore l’usage de l’irrigation déficitaire, qui consiste à n’irriguer une culture que lors des étapes de croissance sensibles à la sécheresse, précise l’étude.
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Avec une production agricole valorisée à 59 Md$ (environ 55 Mrd€) en 2022, la Californie est la première puissance agricole des États-Unis. Plus d’un tiers des légumes du pays et près de trois quarts des fruits et des fruits secs y sont cultivés, souligne le ministère de l’agriculture de Californie. Or, « l’agriculture y est responsable de 80 % des captages d’eau », précise Kelly Caylor, co-auteur de l’étude, au média Eurekalert. Mais « la baisse des niveaux des nappes phréatiques et le changement climatique exercent une pression sur la disponibilité en eau d’irrigation », ajoute M. Caylor, soulignant qu’il est « essentiel de déterminer comment faire plus avec moins ».