En déplacement le 9 septembre dans le Loiret, sur la fête agricole Terres de Jim, Emmanuel Macron avait annoncé qu’il était ouvert à une nouvelle réforme des relations commerciales dans le secteur agricole et agroalimentaire en cas d’échec de la loi Egalim 2 à « protéger les producteurs et protéger les transformateurs ». Et le président de préciser : « Si la deuxième saison d’Egalim 2 n’est pas au rendez-vous, je suis tout à fait prêt à ce qu’on continue à changer de manière profonde nos textes pour aller plus loin, protéger les producteurs et protéger les transformateurs, en particulier les PME et TPE du secteur si elles continuent d’être sous la pression de certaines structures qui ne veulent pas jouer le jeu, qui n’ont pas compris que le monde était en train de changer. »
Quelques jours plus tard, Marc Fesneau a été questionné par la presse sur cette hypothèse. À l’occasion d’un déplacement en Ille-et-Vilaine le 12 septembre, à la veille de l’ouverture du Space (Rennes), le ministre de l’Agriculture a évoqué la piste du rythme des négociations. Marc Fesneau a expliqué ne pas être « fermé » à la question suivante : « Est-ce que l’on pourrait avoir des négociations annuelles plus régulières ? » Et de constater : « Les négociations étaient terminées, et le 1er mars au soir, il fallait renégocier. Je ne suis pas fermé là-dessus, mais laissons d’abord vivre deux exercices d’Egalim 2. » Questionné le lendemain lors d’un point presse au Space, le ministre a ajouté que l’évolution de l’encadrement pourra être « différente selon les filières ».
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Dans un communiqué paru le 13 septembre, l’Adepale (PME et ETI agroalimentaire) estime, après une enquête auprès de ses membres, « qu’environ un tiers des demandes des hausses de tarifs indispensables formulées par les entreprises ne sont toujours pas totalement signées ».