Jeudi 14 mai, le marché du porc breton (MPB) a clôturé à 1,354 €/kg, bouclant une quatrième semaine de baisse. Cette chute place le prix moyen payé aux éleveurs (+17 centimes par rapport à la cotation) à 1,524 €/kg. Un niveau très proche du prix de revient moyen en élevage, situé à 1,52 €/kg en mars (selon l’indicateur diffusé par l’interprofession Inaporc). Ce niveau de prix est déjà probablement inférieur au coût de revient pour certains producteurs, car l’écart type de cet indicateur atteint 13 % (les éleveurs sont en moyenne écartés de 13 % de cette valeur).
Au-delà du ralentissement habituel dû aux jours fériés de mai, le marché du porc se débat encore dans les répercussions de la crise sanitaire : « L’absence de la consommation hors foyer reste un frein au développement du commerce que la reprise des exportations vers la Chine ne parvient pas vraiment à compenser », résument les analystes du MPB dans une note de conjoncture. Cette chute en France « suit une tendance européenne fortement baissière ». Avec des baisses dépassant les 10 centimes en une semaine dans les pays du Nord, « la baisse des cours a été plus forte partout ailleurs en Europe ». Malgré cette relative résistance, l’Hexagone reste en queue de peloton en termes de prix payé à la production.
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De son côté, dans son baromètre d’avril, l’Ifip (Institut du porc) note que le prix de l’aliment « s’est renchéri de 2 €/t » au mois de mars, notamment à cause du « pic de demande » au début du confinement. « La hausse du prix de l’aliment combinée à la baisse des prix perçus impacte la marge des éleveurs (-5 % en un mois) », constate l’institut. D’après l’Ifip, la marge sur coût alimentaire et reproduction des naisseurs-engraisseurs atteint 1 638 € par truie et par an. Un niveau qui reste le plus haut depuis 2017.
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