Réunis en congrès, les Jeunes agriculteurs ont réclamé « des actes » à Marc Fesneau, face « aux attaques du métier ». En vue: la Planification écologique, le projet de PLOA (pacte et loi d’orientation et d’avenir agricoles) et l'application d'Egalim.
« Des actes ! » : c’est avec ce message inscrit sur des pancartes que les congressistes JA ont accueilli Marc Fesneau, à Saint-Malo le 8 juin, avant son discours. « Monsieur le ministre, je me fais le porte-voix de l’ensemble de nos régions de France métropolitaine et d’outre-mer », a déclaré le secrétaire général Pierrick Horel, à la tribune. « Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a des attaques incessantes sur l’élevage, insupportables, nous avons aussi un sujet sur les EGA : nous attendons des actes », a développé le responsable syndical. « Nous avons besoin de planification écologique, pas d’interdiction sans solution, aussi d’une vraie vision sur l’eau, des actes pour avoir de la visibilité sur nos territoires. La question de la prédation, le loup, le vautour, l’ours, nous rendent les situations invivables », a poursuivi le syndicaliste. Dans un communiqué de presse à l’issue du congrès, les Jeunes agriculteurs expliquent le mouvement d’humeur : cela « fait suite aux attaques honteuses que subissent nos métiers, et notamment l’élevage, jusqu’au sein du gouvernement même. Encore aujourd’hui nous attendons des décisions et actions concrètes pour soutenir notre secteur. »
Le ministre promet « plus de contrôles »
Très applaudi, le président Arnaud Gaillot a réclamé une « pleine application des EGA ». « Des sanctions doivent être prises quand les acteurs ne (les) respectent pas », selon lui. « Il y a des endroits où les contrats ne voient pas le jour, sont refusés », a expliqué le patron des JA : des médiateurs « ne font pas à 100 % leur boulot », particulièrement en Dordogne. Le ministre a bien entendu le message. « Je vais demander qu’on exerce plus de contrôles », a-t-il répondu, admettant que « la contractualisation n’est pas respectée par un certain nombre d’opérateurs ».
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Les JA attendent aussi « des actes » sur le PLOA. D’une part, en mettant « des moyens à disposition des agriculteurs pour faire les transitions qui leur sont demandées », a expliqué Arnaud Gaillot face à la presse. Le syndicat veut « plus d’argent » pour la recherche, notamment variétale, et en matière d’innovations technologiques. D’autre part, en favorisant une « prise de conscience des consommateurs que leur acte d’achat participe à la transition agro-écologique de la ferme France ». Marc Fesneau a dit son souhait que le pacte soit « l’occasion de purger des choses ». C’est l’occasion de « redire ce qu’on attend de l’élevage, de l’agriculture ». La loi est en « phase finale de concertation, dans le calendrier que nous avons prévu », selon lui. « J’espère qu’elle sera débattue à l’automne », a-t-il déclaré aux journalistes.