« Joie » et soulagement au pays du rosé
Les viticulteurs du sud de la France ont accueilli le 8 juin 2009 avec « joie » et soulagement la décision de renoncer au vin rosé fabriqué avec du rouge et du blanc. « C’est réconfortant de voir que le bon sens l’emporte », a commenté Jean-Jacques Bréban, président du Comité interprofessionnel des vins de Provence (CIVP). Sylvain Audemard, président des Jeunes agriculteurs du Var, a salué la victoire de « l’Europe des terroirs, des hommes et du savoir-faire contre l’Europe de l’argent ». « On sait faire du vin depuis 2 500 ans et ce ne sont pas les pays du Nouveau monde qui vont nous apprendre les pratiques œnologiques, c’est notre pratique qui doit primer », a-t-il déclaré. La décision de la Commission est « une surprise, on ne s’y attendait pas », a indiqué de son côté Paul Bernard, président des vignerons indépendants du Var.
FNSEA : la détermination a payé
La FNSEA se félicite de la décision de Bruxelles. La détermination des professionnels du secteur tant au niveau national qu’européen, appuyée par Michel Barnier, a été entendue, selon le syndicat. Ces dernières semaines, la FNSEA et les producteurs de vin rosé s’étaient en effet fortement mobilisés contre la décision de la commission européenne d’autoriser le mélange de vin blanc et de vin rouge.
Coordination rurale : Bruxelles a raison « quand elle écoute les professionnels »
La Coordination rurale s’est félicitée le 9 juin, soulignant que Bruxelles « peut prendre de bonnes décisions quand elle écoute les professionnels au lieu de mettre en œuvre une politique idéologique de manière technocratique », et lui demandant « la même attention pour les producteurs de lait ». La décision de la Commission « fait naître un espoir pour tous les autres secteurs du monde agricole », estime le syndicat.
Félicité au Club de la Table
Le Club de la Table française, un groupe de 200 parlementaires qui veut défendre cuisine, vin et arts de la table, s’est félicité de la décision de Bruxelles. Le Club de la Table s’était engagé pour le rosé de tradition française et contre ce projet dès sa création officielle, le 19 mai, recueillant immédiatement « près de 250 signatures de députés et sénateurs ».