Les fabricants de compléments pour l’alimentation des animaux prennent eux aussi de plein fouet les hausses. Ces ingrédients qui entrent dans les aliments pour le bétail subissent des augmentations de prix considérables, comme le précise leur syndicat (Afca-Cial) : les phosphates ont augmenté de plus de 15 % depuis le début de 2006, les mélasses sont en hausse de 10 à 30% et les oligo-éléments subissent des hausses de prix qui se situent entre 30 et 160 %. Autant de renchérissements qui vont se retrouver dans les prix des aliments du bétail livrés aux éleveurs. Les coûts de production de la viande et du lait en seront nécessairement affectés, quant aux prix des produits finis vendus sur le marché intérieur ou à l’exportation, il est trop tôt pour savoir s’ils pourront les répercuter.
Dans le secteur de la volaille, à l’instar de l’interprofession du foie gras quelques jours plus tôt, la Confédération française de l’aviculture lance un appel à la distribution (grande distribution, commerce de gros, restauration) pour qu’elle revalorise les prix payés aux producteurs. Elle lui demande ainsi de prendre en compte la hausse des coûts des productions de volailles de chair, œufs de consommation, palmipèdes gras, etc. Elle fait état de l’augmentation constante depuis plusieurs mois des prix des matières premières rentrant dans l’alimentation des animaux, du prix de l’énergie et de la main-d’œuvre. « Ce contexte aboutit à une augmentation des coûts de production des éleveurs et des entreprises de la filière de l’ordre de 10 % à 15 % », précise-t-elle. La CFA demande à ses sections avicoles départementales et régionales de se mobiliser pour que les prix payés aux éleveurs « soient revalorisés à un juste niveau ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Le prix du maïs est annoncé en hausse de 18%, constate de son côté le patron du groupe Bonduelle. Cela pourrait bien entraîner de la délocalisation dans nos approvisionnements », prévenait la semaine dernière Christophe Bonduelle dans le cadre des Assises de l’agriculture.