Une révision urgente de la Pac s’impose pour que l’UE puisse atteindre les objectifs de développement durable, martèlent les organisations de défense de l’environnement. Elles vont être déçues. Certaines de leurs préoccupations interpellent sans doute, mais une réorientation de cette politique pour l’après-2020 est improbable. Elle nécessiterait des négociations complexes que l’Union n’aura vraisemblablement pas le loisir de mener dans les temps compte tenu des tensions que vont provoquer celles du Brexit et du renouvellement mi-2019 du Parlement européen, qui est co-législateur. Un parlement dont le groupe libéral – et ce serait nouveau – pourrait accueillir nombre d’élus français, du moins si Emmanuel Macron parvient à convaincre d’ici là. Le successeur de François Hollande serait plutôt enclin à privilégier, pour la Pac, une approche prudente, à savoir une actualisation ne nécessitant pas d’interminables marchandages. Et ses orientations en la matière apparaissent, si l’on se réfère à son programme électoral, assez proches des propositions que les eurodéputés de la commission de l’agriculture viennent de formuler dans leurs nombreux amendements au projet de règlement dit omnibus. Le nouveau chef de l’État semble aussi avoir la volonté de sauvegarder le budget agricole européen – malgré la disparition programmée de la contribution britannique ? – et se montre globalement favorable aux accords de libre-échange. Pas de chamboulement donc.
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