Adopté le 9 décembre, l’état des lieux 2025 du bassin Seine-Normandie fait état d’un « recul global de la qualité » de l’eau. « L’analyse des pressions montre en effet que les activités humaines liées à l’urbanisme, aux déplacements, à l’agriculture, dégradent la qualité des eaux plus vite que les actions volontaristes menées pour la restaurer », résume le comité de bassin dans un communiqué le 12 décembre. Dans le détail, 26 % des nappes souterraines sont en bon état chimique contre 30 % en 2019 ; sachant que si les règles d’évaluation étaient les mêmes qu’en 2019, 33 % seraient en bon état aujourd’hui.
De plus, 67 % des nappes sont déclassées à cause des pesticides et de leurs métabolites. Ainsi les métabolites de chloridazone, herbicide utilisé en betterave « depuis les années 1960 » et dont l’usage est interdit depuis 2021, déclassent 54 % des masses d’eau souterraines. Les métabolites du chlorothalonil, fongicide utilisé en céréales, protéagineux, pommes de terre et légumes jusqu’à son interdiction en 2020, déclassent 20 % des nappes souterraines. De même, les nitrates déclassent 35 % des nappes (contre 42 % en 2019). D’un point de vue quantitatif, 84 % des nappes sont en bon état, contre 93 % en 2019.
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Côté cours d’eau, 24 % ont un bon état écologique, contre 32 % en 2019. Parmi les points de réjouissance, 17 % des cours d’eau ont vu leur état écologique s’améliorer entre 2019 et 2025, « même si cela ne suffit pas toujours à atteindre le bon état tel que décrit par la directive cadre sur l’eau ». De plus, « 300 km de linéaire de cours d’eau supplémentaires sont accessibles aux poissons migrateurs depuis 2019, pour atteindre un total de 1 300 km », indique le communiqué.
LM