Avec l’augmentation des prix de l’énergie, la facture annuelle pour le secteur agroalimentaire pourrait passer de 2,5 Md€ en moyenne à 13 Md€, en prenant en compte toutes les sources d’énergie (électricité, gaz, autres combustibles…), selon les projections de La Coopération agricole (LCA). « En cas de transmission partielle seulement de ces hausses de prix de l’énergie sur les tarifs, la marge économique des (industries agroalimentaires) et notamment des coops se réduira très fortement », met en avant l’organisation. LCA évalue la perte d’EBE (excédent brut d’exploitation) potentielle pour les industries agroalimentaires à 20 % en 2022 et 40 % en 2023. « Le sujet de l’énergie n’est pas réglé pour la grande majorité des entreprises », déclare son président Dominique Chargé. Les aides du gouvernement ne suffiront pas à pallier la flambée des factures, alerte-t-il. Même avec le tarif plafonné à 280 € par MWh sur l’année 2023 pour les TPE, « les factures vont quand même être faire fois 2,5 à fois 4 ». Et pour les ETI et les grandes entreprises, les aides « restent très peu accessibles » en raison du maintien du critère exigeant que les dépenses d’énergie représentent plus de 3 % du chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise en 2021, déplore M.Chargé.
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