Selon une nouvelle évaluation que vient de publier le Centre commun de recherche de la Commission européenne, les objectifs de l'UE en matière d'énergies renouvelables dans les transports seront difficiles à atteindre si les biocarburants doivent répondre à des exigences supplémentaires pour limiter le changement indirect d'affectation des sols.
En introduisant des facteurs tenant compte du changement indirect d'affectation des sols (ILUC) dans les critères de durabilité des biocarburants, l'UE va rendre les objectifs européens en matière d'énergie renouvelable dans les transports plus difficiles à atteindre (1). Telles sont les conclusions du Centre commun de recherche de la Commission européenne qui a réévalué le potentiel des sources d'énergies renouvelables pour atteindre l'objectif de 10% dans le secteur des transports d'ici 2020 et de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui y sont associées de 6%, comme prévu par les directives européennes.
Les chercheurs estiment notamment que la mise en place d'un seuil maximal (de 5% comme le propose la Commission européenne) d'utilisation de biocarburants de première génération risque de limiter le recours à des taux d'incorporation élevés (au-delà de 10%) de biocarburants dans l'essence et le diesel. D'autre part, l'utilisation de matières premières présentant un faible risque de changement d'affectation des sols va se trouver confrontée au manque de disponibilité de ces matières premières sur le marché. La seule solution pour atteindre les objectifs fixés par l'UE sera donc de recourir à des biocarburants dits « avancés » (issus de déchets de culture, de bois…). Seulement, souligne le Centre commun de recherche, ces biocarburants mettent beaucoup plus de temps que prévu à se développer.
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(1) Voir n° 3365 du 17/09/2012