L’édition 2018 de l’état des énergies renouvelables en Europe, publié le 8 mars par l’Observatoire des énergies renouvelables EurObserv’ER, montre une augmentation de la part des énergies renouvelables dans l’UE de 17 % en 2016 à 17,5 % en 2017. Une hausse supérieure à celle enregistrée en 2016 (+0,3 point de pourcentage) mais encore « trop faible pour atteindre l’objectif de 2020 », pour EurObserv’ER qui estime que ce taux de croissance devrait être d’au moins 0,83 point par an entre 2018 et 2020 pour atteindre les 20 % prévus par l’UE. Néanmoins, l’observatoire assure que cet objectif « reste à la portée de l’Union européenne si les pays qui prévoient de dépasser leurs objectifs ne ralentissent pas ».
Après plusieurs années de stabilisation, la consommation de biocarburants dans les transports est repartie à la hausse en 2017 (+8 %), pour atteindre 15,4 Mtep (mégatonne équivalent pétrole). Toutes les catégories de biocarburants en ont profité mais surtout le biodiesel – biocarburant le plus consommé en Europe (à plus de 80 %) – dont la consommation a crû de 8,6 %. Dans le même temps, la consommation de bioéthanol n’a augmenté que de 4,9 %. Et, plus anecdotique, celle de biogaz carburant est également en augmentation de 9,7 %.
Biogaz en berne
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La production d’énergie primaire à partir du biogaz a, elle, légèrement augmenté en 2017 (0,4 % de plus qu’en 2016) atteignant 16 812 ktep. Cette lenteur de la croissance du secteur depuis 2011 s’explique par l’introduction d’une réglementation plus stricte sur l’utilisation des cultures alimentaires (comme le maïs), et des conditions de rémunération de l’électricité produite à partir de biogaz beaucoup moins attractives. Résultat : la tendance générale des principaux pays producteurs est au ralentissement (Royaume-Uni, Pologne, Italie) voire au recul (Allemagne, Autriche). Elle connaît quand même une croissance à deux chiffres dans quatre pays : Danemark (+34 %), France (+14 %), Finlande (+11,1 %) et Estonie (+20,5 %).
Enfin, la consommation d’énergie primaire de biomasse solide (bois principalement) est restée juste au-dessous du seuil de 100 Mtep en 2017 avec une hausse de 1,9 %.