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Engrais azotés : Yara veut supprimer 139 postes dans son usine de Loire-Atlantique

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Le fabricant d’engrais chimiques Yara compte supprimer 139 postes sur 171 dans son usine de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), a indiqué le 5 novembre l’entreprise à l’AFP, mettant en avant une baisse des ventes. Cette usine, classée Seveso « seuil haut », a plusieurs fois été mise en cause pour des non-conformités. « Yara a informé lundi (6 novembre, NDLR) le CSE central de Yara France de son intention de proposer une transformation du site Yara de Montoir-de-Bretagne en terminal d’importation et en unité de pointe de mélange et d’imprégnation d’engrais sur mesure », a fait savoir l’entreprise par courriel, confirmant une information de Ouest-France. « Ce projet de transformation conduirait à envisager la suppression de 139 postes, tous situés sur ce site », via un plan de sauvegarde de l’emploi, précise Yara. Parallèlement, « dans le cadre de la mise en œuvre du projet, 12 postes seraient créés ». Yara justifie ce projet par une très forte baisse de la consommation du type d’engrais fabriqués à Montoir-en-Bretagne (engrais NPK composés), « divisée par quatre en 20 ans ». « À fin septembre 2023, le site affichait une perte de près de 40 millions d’euros d’Ebitda », fait savoir le fabricant. Yara a été sommé en juin de payer une amende de 519 900 euros, en raison de rejets trop importants de poussières dans l’atmosphère de son usine de Loire-Atlantique.

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