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Engrais : des eurodéputés demandent plus d’ambition à court terme

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Comme les ministres de l’Agriculture avant eux, les eurodéputés de la Commission de l’Agriculture ont, eux aussi, critiqué le manque de moyens à court terme prévu dans le plan d’action sur les engrais présenté mi-mai par la Commission européenne. Bruxelles propose notamment, pour apporter une aide immédiate aux agriculteurs les plus touchés, d’autoriser les États membres à réviser leurs plans stratégiques afin de mieux cibler leurs aides, et de doubler les fonds disponibles de la réserve agricole ce qui pourrait permettre de débloquer plus de 400 millions d’euros en récupérant de l’argent dans les marges sous plafond. La proposition formelle concernant ce second point sera présentée le 10 juin, a confirmé la directrice générale de la DG Agriculture, Elisabeth Werner, venue présenter le 2 juin les détails du plan aux parlementaires.

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S’ils ont salué les dispositions prévues à moyen et long terme, la plupart des groupes politiques ont déploré l’absence d’ambition à court terme. « Dire que l’on agit dans l’urgence me paraît un peu exagéré, alors que la guerre en Iran a débuté il y a plus de trois mois. Nous savions depuis des semaines que les prix allaient s’envoler », a notamment fait remarquer le social-démocrate français, Éric Sargiacomo. Il estime que l’enveloppe de 400 millions d’euros annoncée par Bruxelles n’est « pas sérieuse. » Cela revient selon ses calculs à « 10 euros par hectare de céréales ! »

Autre sujet de mécontentement : l’absence de suspension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour les engrais. L’Espagnole Carmen Crespo Diaz (PPE), par exemple, a demandé la suspension du MACF et la révision du système d’échange de quotas carbone ainsi que la suspension des droits de douane sur les engrais azotés en provenance des États-Unis et de Trinité-et-Tobago. Des révisions de l’ETS et du MACF auront lieu, a promis la représentante de la Commission européenne : « Nous examinerons très attentivement, notamment, les questions liées à l’allocation gratuite et aux mises aux enchères afin de voir comment les recettes peuvent contribuer au développement du secteur agricole ».