« Loin d’être une solution miracle pour la transition énergétique, l’hydrogène bas carbone peut toutefois être encouragé », selon une note scientifique de l’Opecst (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) présentée le 18 mai. Le sénateur LR Gérard Longuet, premier vice-président de l’Opecst, a formulé devant la presse plusieurs recommandations en ce sens. Cela concerne les fertilisants – il faut une source d’hydrogène pour la synthèse de l’ammoniac, précurseur des principaux engrais azotés – dont la production actuellement repose sur le gaz naturel. « Alors que sa production repose aujourd’hui sur les énergies fossiles (gaz naturel, pétrole et charbon) et s’accompagne d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES), l’hydrogène ne pourra devenir un vecteur d’énergie pertinent qu’à la condition d’une production décarbonée soit par captage du carbone en cas d’utilisation d’énergies fossiles, soit par recours à une électricité d’origine nucléaire ou renouvelable en cas de production par électrolyse de l’eau », d’après la note. Des techniques alternatives méritent d’être explorées, d’après l’Opecst, qui cite la production d’hydrogène à partir de biomasse, « très vertueuse, bien qu’en concurrence avec la méthanisation ».
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