Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a indiqué lors d’un débat au Sénat le 30 octobre vouloir « lancer très prochainement » un nouveau plan « Enseigner et produire autrement » à destination de l’enseignement agricole, notamment pour mieux prendre en compte l’agroécologie. Parmi les engagements du dispositif : « rénover toutes les formations, pour bien intégrer l’agroécologie et le bien-être animal », a indiqué le ministre, qui a expliqué cette mesure par la nécessité « d’être à l’écoute des jeunes ». « Qu’on le veuille ou non, aujourd’hui, les jeunes sont sensibles à l’écologie », a-t-il rappelé. Le plan prévoira également un objectif de « 100 % des 19 000 ha cultivés dans les exploitations » des lycées agricoles en agriculture biologique ou certifiés HVE. À la rentrée 2019, un peu moins de 4 300 ha de ces surfaces étaient certifiés bio, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture.
Didier Guillaume a par ailleurs affirmé vouloir « gagner le pari de la reconquête des effectifs », mettant en avant une augmentation du nombre d’élèves (+750) lors de la rentrée 2019. « La principale difficulté de l’enseignement agricole, ce ne sont pas des classes trop chargées mais des classes avec des effectifs trop faibles », a estimé le ministre. Depuis dix ans les formations agricoles « perdaient des élèves », et ce « malgré la hausse des moyens publics », a-t-il également rappelé. L’enseignement agricole, qui représente 40 % du budget du ministère de l’Agriculture et 60 % de ses fonctionnaires, aurait ainsi bénéficié de « 850 postes » supplémentaires et de « 210 ouvertures de classe » en 6 ans, selon Didier Guillaume.
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Le ministre a également essayé de rassurer face aux craintes exprimées par les sénateurs sur les conséquences des réformes du bac ou de l’apprentissage. Cette dernière, votée en septembre 2018, avait provoqué des inquiétudes sur le financement des centres de formation d’apprentis (CFA), en en modifiant les modalités. Le ministre a ainsi précisé que le nombre d’apprentis avait augmenté de 4 % en 2019 et que « les professionnels ont investi en subvention exceptionnelle 25 millions d’euros dédiés aux CFA ». La preuve pour lui que « la profession y croit ».
100 % des surfaces des lycées agricoles en bio