La FNSEA, qui organisait le 3 novembre une conférence sur la formation, a noté « plus de jeunes aujourd’hui dans les écoles d’agriculture », phénomène lié au contexte sanitaire et géopolitique. Sur le thème de « l’attractivité des métiers du vivant », le syndicat y voit un « élément positif » : la rentrée scolaire 2022 se caractérise par « plus de personnes », venant d’« horizons différents », s’est réjouie la présidente Christiane Lambert, en marge de l’évènement. Et quand des formateurs, dans d’autres secteurs, se plaignent d’un manque de connexion avec le monde du travail, « on n’a pas ce problème en agriculture », d’après elle. « Nos écoles attirent toujours autant de jeunes dans l’agriculture, en post-Bac », a déclaré en conférence Christophe Fachon, directeur général délégué de Junia.
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Sur 1 200 étudiants et apprentis formés chaque l’année dans l’établissement, un quart choisissent cette filière, une proportion constante depuis près de vingt ans. Mais leur profil évolue. De nouvelles attentes sont apparues, autour de la protection des sols, comment produire autrement. « Les jeunes veulent être acteurs des transitions », selon lui. Junia revendique une transdisciplinarité de sa formation. L’école d’ingénieurs est d’ailleurs issue de la fusion entre l’Isa (agriculture), HEI (industrie) et l’Isen (numérique). En termes d’innovation pédagogique, Junia propose notamment une section numérique et biologie : les deux disciplines sont enseignées conjointement lors des trois premières années, puis l’étudiant doit choisir entre les deux. UniLaSalle, autre école d’ingénieurs, met quant à elle à disposition un centre d’innovation collaborative. Agriculteur dans l’Oise, Jean-Marie Noël y a réalisé un prototype d’autoguidage RTK (cinématique temps réel), permettant d’effectuer de longues journées de tracteur, sans grosse fatigue, selon lui