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Entre Brexit et Trump

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Trois jours avant l’investiture d’un imprévisible 45e président des États-Unis, la première ministre britannique a dévoilé son hypothétique stratégie pour le Brexit, se félicitant justement que Donald Trump ait assuré que le Royaume-Uni serait « au début de la file » des pays désireux de passer un accord commercial avec les États-Unis. Le successeur de Barack Obama juge d’ailleurs que Londres « a eu bien raison de sortir » de l’Union, et prévoit même que d’autres États membres vont suivre cet exemple. Theresa May – qui ne peut toutefois pas faire que ce qu’il lui plaît – souhaite donc que son pays sorte du marché unique européen et négocie un accord de libre-échange avec ses futurs ex-partenaires européens ainsi que des accords commerciaux avec une bonne partie du reste du monde. Et ainsi, se réjouit-elle, « nous ne serons plus tenus de contribuer pour des sommes énormes au budget de l’UE ». Ce qui, effectivement, va poser un problème aux Vingt-sept en compliquant sérieusement l’élaboration du prochain cadre financier pluriannuel de l’Union et, par truchement, les marchandages sur la Pac post-2020. Quant à la nouvelle administration américaine, la précédente lui laisse, sur le plan commercial, un héritage parfois paradoxal, avec, par exemple, l’annonce d’une ouverture de son marché à la viande bovine française, après celle d’autres États membres, et, en parallèle, la relance du vieux conflit sur la viande aux hormones. Et il lui faudra aussi, une fois installée, décider si et sur quelles bases elle compte poursuivre les pourparlers du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement.

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