Un an après la crise du prix du lait, les coopératives laitières ont voulu éclairer l’avenir de la filière en donnant la parole, pour leur assemblée générale le 29 avril à Paris, à Bruno Le Maire, garant de l’accord du 3 juin voulu par son prédécesseur, mais aussi à Jean-Luc Demarty, qui préside le Groupe à haut niveau chargé de préparer la future politique laitière européenne. Le ministre de l’Alimentation en a profité pour sonner « la fin de la partie » à propos du dossier de la reprise d’Entremont, qu’il espère voir tranché au profit de Sodiaal aux alentours du… 15 mai.
Gérard Budin, dont c’était la dernière assemblée générale en tant que président de la FNCL a fait longuement état de ses convictions ancrées dans son expérience de producteur de lait et de dirigeant de grand groupe coopératif. La première est que la filière ne peut être pilotée par la seule loi du marché : « Confier l’alimentation des peuples à sa main invisible conduit à des fluctuations de prix destructrices pour une infime variation des volumes, a-t-il souligné. Le mouvement de libéralisation mené par la Commission pour satisfaire à l’OMC a eu son lot de conséquences : crise de la production, situation financière des entreprises très dégradée, balance commerciale fragilisée, doutes sur l’avenir ». Le président de la FNCL est convaincu que « le retour de balancier aura lieu » et il compte bien que la PAC post-2013 revienne à une nouvelle régulation.
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