Une élection peut en cacher une autre. Celle des chambres d’agriculture de janvier 2007 commence à secouer le Landerneau agricole. Gagner pour la FNSEA et les JA se résume à rester au-dessus de la barre des 50 %. Passer au-dessous des 50 % constituerait un véritable séisme. C’est le revers de la médaille : quand on a beaucoup, on peut perdre... gros !
Pour espérer gagner, Philippe Meurs, nouveau président des JA souhaite que « les agriculteurs jugent les syndicats sur leur travail». En ces temps de contestation par la voix des urnes du pouvoir en place, le syndicalisme agricole aux « manettes » est logiquement plus exposé.
Mais un bon bilan ne suffit pas, il faut un projet. C’est Jean Glavany, ancien ministre de l’Agriculture qui l’écrit dans Libération. Le directeur de campagne malheureux de Lionel Jospin en 2002 est bien placé pour le savoir.
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Dont acte : le projet du syndicalisme majoritaire sera présenté le 21 septembre aux présidents du réseau. Le syndicalisme majoritaire « veut donner envie » sans « les paillettes de la Confédération ni les jurons de la Coordination ». C’est ce qu’on peut lire sur le site internet de la FNSEA, de la plume des deux présidents. On se souvient de Lionel Jospin en 2002 qui voulait susciter le désir. Toute ressemblance avec des événements existant ou ayant existé est évidemment fortuite...
Reste l’élection présidentielle. Nicolas Sarkozy, candidat UMP presque désigné, devait venir prendre de l’altitude en Haute-Loire, sur le site de Terre Attitude. C’est sa rentrée agricole. Une attente forte pour celui qui est, pour une fois, très discret sur ces sujets. Déjà, il se dit qu’un Nicolas Sarkozy à la place d’un Jacques Chirac signera la fin de la période de grâce du monde agricole. Bonne rentrée...quand même !