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Il n’est pas aisé de distinguer les investissements spécifiques à l’environnement dans le fonctionnement des exploitations agricoles : rénover un bâtiment d’élevage en choisissant le bois et en réfléchissant à l’isolation, choisir un tracteur qui consomme moins de carburant, voire créer une unité de méthanisation… les investissements favorables à l’environnement sont parfois « cachés», ou servent à la fois les intérêts agricoles et environnementaux. Pour autant, ils sont en vive augmentation, car l’environnement concerne un nombre croissant de domaines qui impliquent l’agriculture : eau, air, gaz à effet de serre, sols…
« L'investissement agricole est très majoritairement destiné à améliorer la production agricole en respectant l'environnement », résume-t-on à l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture. Par ailleurs, du plan de performance énergétique au plan de modernisation des bâtiments d’élevage, en passant par le programme de maîtrise de la pollution d’origine agricole ou Ecophyto, les investissements favorables à l’environnement, dans le sens comptable du terme, ont été fortement encouragés et soutenus : mise aux normes de bâtiments, aires de lavage et de rinçage des pulvérisateurs… Avec la réglementation, les zones concernées par ces aides (zones de captages, zones vulnérables, zones à enjeu eau…) se sont aussi multipliées, ouvrant la voie pour un nombre croissant d’agriculteurs à de telles opérations. Ces investissements sont en outre souvent cofinancés, par les agences de l’eau, les collectivités ou l’Europe, par exemple. La voie semble ainsi ouverte à une dynamique de fond, qui ne fait pas agir les agriculteurs sous le seul argument de la contrainte.
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