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Dans cette période de rigueur budgétaire, le ministère
de l’Environnement voit son budget 2012 bénéficier d’une hausse de 2,1%. Ainsi il dispose de 23,16 Md€ en crédits de paiement, qui grimpent même à 27,7 milliards d’€ en prenant en compte l’ensemble du périmètre d’action du ministère.
Les principaux secteurs dans lesquels le ministère portera ses efforts recouvrent bien sûr
les mesures du Grenelle de l’environnement – notamment le développement des énergies renouvelables, la qualité de l’eau – mais également dans la politique du logement et la sureté nucléaire (le volet prévention des risques grimpe de 8,6%). Toutes origines confondues, les ressources de l’Ademe s’élèveront à 571,3 millions d’€ et son plafond d’emploi passera de 954 à 967 équivalents temps plein. L’établissement va ainsi poursuivre ses activités de conseil, d’incitation et de soutien en matière de production et de consommation durables et d’adaptation aux effets du changement climatique.
Par ailleurs, le gouvernement a annoncé qu’il allait créer une taxe exceptionnelle l’an prochain sur le chiffre d’affaires hors taxe des gros industriels soumis aux quotas de CO2. « Ce n’est pas une taxe carbone », assure pourtant le ministère de l’Environnement qui explique qu’il s’agit de doter la « réserve nouveaux entrants » qui sert à donner des quotas d’émissions gratuits aux nouveaux industriels qui s’installent. Avec un taux compris entre 0,08% et 0,12%, cette taxe sera payée par les industriels ayant reçu des quotas d’émissions de gaz à effet de serre pour au moins 60 000 tonnes de CO2 sur la période 2008-2012. Une mesure qui devrait rapporter environ 200 millions d’euros.