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Epandage : les maires anti-pesticides saisissent de nouveau le Conseil d’État

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Le collectif de maires anti-pesticides a saisi de nouveau le Conseil d’État d’une demande de suspension en urgence des textes fixant les ZNT, avançant « un lien probable » entre épandage et propagation du nouveau coronavirus, a appris l’AFP le 5 mai. L’audience de référé est prévue le 12 mai. Le collectif, présidé par le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine) Daniel Cueff, avait déjà saisi en janvier le Conseil d’État en urgence pour demander la suspension du décret et de l’arrêté du 27 décembre 2019 fixant les distances minimales entre l’épandage des pesticides et les habitations, jugées insuffisantes pour protéger les populations. Sans se prononcer sur le fond, la plus haute juridiction administrative avait estimé en février que la condition d’urgence n’était pas remplie. Le collectif, qui regroupe quelque 120 édiles, a de nouveau saisi le juge des référés d’une demande de suspension. Selon ces maires, il existe des « liens probables entre les particules fines et la sensibilité au Covid-19 », et le confinement « expose les habitants vivant à proximité des champs d’épandage à la pollution atmosphérique 24h/2 ». Ils soulignent en outre dans un communiqué qu'« une étude hollandaise met en lumière la présence d’une pollution aux pesticides sur une distance de 250 m ».

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