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Céréales Épis Centre investit dans la transformation

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Le groupe coopératif Épis Centre, basé à Bourges, transforme et commercialise maintenant 51% de sa collecte de céréales avec ses propres outils, contre 30 à 35% auparavant. C’est ce qui ressort des résultats de la campagne 2004/05, diffusés et commentés le 10 novembre par l’entreprise.

Épis Centre dispose de deux usines récentes : une malterie de 120 000 tonnes à Anvers, entrée en service en octobre 2004, et une usine d’aliments du bétail de 100 000 tonnes d’aliments, en remplacement d’une ancienne, d’une capacité de 60 000 tonnes. En outre, le groupe a commercialisé 22% de sa collecte de grains à travers Granit, sa filiale de négoce à 100%, contre environ 12% les années précédentes. Granit exporte surtout en Italie et en Afrique du Nord. « Sans l’écoulement par nos outils, nous aurions mis au moins 500 000 tonnes de céréales à l’intervention, alors que nous n’en avons mis que 160 000 tonnes», a indiqué Jean-Marc Dubois, président d’Épis Centre. Le groupe n’a finalement mis à l’intervention que 8% de sa collecte en 2004/05, contre 50% en 1998/99.

L’acquisition du malteur belge Boortmalt en juin 2004 renforce les positions de la coopérative dans la malterie, avec l’arrivée dans la corbeille d’usines supplémentaires : celle d’Anvers (voir plus haut), une en Croatie et une à Pékin.

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L’investissement dans la transformation

Après trois années de forts investissements (158 millions d’euros en trois ans), Épis Centre a fait appel à 1 700 de ses adhérents comme actionnaires intéressés au développement des outils de transformation. Ces 1 700 actionnaires agriculteurs (sur 8 750 adhérents en tout) réalisent à eux seuls la moitié du chiffre d’affaires de la coopérative. L’avantage pour ces actionnaires est qu’ils perçoivent les dividendes des outils de transformation au 31 décembre de l’exercice, alors que s’ils n’étaient pas actionnaires, ils recevraient les dividendes que trois ou quatre ans après, le temps que les bénéfices remontent les différentes filiales, jusqu’à la coopérative, ont expliqué ses dirigeants.