L’équarrisseur Akiolis a inauguré le 10 avril « la première installation française de cogénération biomasse à partir de farines animales », sur son site de Saint-Langis-lès-Mortagne (Orne), d’après un communiqué publié le même jour. Cette centrale produit de la vapeur – utilisée sur place – et de l’électricité – injectée dans le réseau –, avec l’objectif de diminuer de 80 % la consommation d’énergie fossile de l’usine. De quoi « réduire fortement la dépendance au gaz » (-124 GWh/an) dans un « contexte international instable », souligne l’industriel intégré au groupe belge Tessenderlo (2,6 Md€ de CA). Au lieu d’être envoyées en cimenterie, les 29 000 t annuelles de farines animales produites à Saint-Langis-lès-Mortagne seront valorisées sur place, évitant la circulation de « 800 camions par an ». Le procédé consiste à gazéifier les farines animales à 750°C, sans oxygène. Le gaz obtenu est brûlé, « générant de la chaleur tout en traitant les odeurs ». Cette chaleur est enfin valorisée dans une chaudière, qui produit de la vapeur basse pression « nécessaire aux cuiseurs du site » et de l’électricité (9,3 GWh/an). La revente de cette électricité sur le réseau Enedis « renforçant la pérennité du site », d’après Akiolis.
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